« L’âge de disgrâce » : les constructions de la prépuberté féminine en Belgique (1896-1960)
Au tournant du xxe siècle, l’adolescence devient un objet de savoir pour la psychologie naissante. Au cœur de la conceptualisation de cette catégorie d’âge, la puberté – symbole de l’éveil de la sexualité – devient un enjeu social, un critère de distinction dans les « lois sur la protection de l’enf...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/revss, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Revue des sciences sociales
2019
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Au tournant du xxe siècle, l’adolescence devient un objet de savoir pour la psychologie naissante. Au cœur de la conceptualisation de cette catégorie d’âge, la puberté – symbole de l’éveil de la sexualité – devient un enjeu social, un critère de distinction dans les « lois sur la protection de l’enfance » votées en Belgique entre 1912 et 1960. L’idée d’une puberté toujours plus précoce se diffuse et alimente les peurs sur la sexualité juvénile. La fillette précoce n’est cependant pas encore catégorisée comme « prépubère ». La prépuberté demeure en effet une catégorie floue. Les sciences de l’adolescence esquissent cependant déjà l’idée d’une période sexuellement critique au cours de laquelle la petite fille travaillée par des transformations physiologiques inconscientes devient un danger à la fois pour elle-même et pour les adultes. |
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