Souffrir dans la société d’augmentation
Dans le modèle biotechnologique visant à augmenter la santé (enhancement), la question de la souffrance est la fois une justification essentielle et une question éthique majeure car son traitement a tendance à dénier la finitude, la fragilité, la vulnérabilité qui font partie intégrante de l’identit...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/revss, |
|---|---|
| Päätekijä: | |
| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Revue des sciences sociales
2019
|
| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Dans le modèle biotechnologique visant à augmenter la santé (enhancement), la question de la souffrance est la fois une justification essentielle et une question éthique majeure car son traitement a tendance à dénier la finitude, la fragilité, la vulnérabilité qui font partie intégrante de l’identité de la personne et ne sont pas simplement des tares à éliminer. La démarche palliative représente à cet égard un crible éthique mettant à la question cette prétention des biotechnologies à mobiliser un discours de toute-puissance. Elle prône une approche globale de l’être humain souffrant, prenant en compte les différentes dimensions de la souffrance pour y répondre non simplement selon le modèle biotechnologique surtout ajustée à la douleur, mais en mobilisant toutes les autres ressources psychologiques, relationnelles, spirituelles, assumant l’incertitude, la place des affects… Elle peut ainsi contribuer à une attitude sociétalement plus juste à l’égard de la souffrance non seulement en fin de vie, mais en bien d’autres occasions. |
|---|