Du symptôme douleur à la maladie douleur
Le terme « douleur » est depuis toujours synonyme de « symptôme », conviction profondément enracinée chez les médecins et le personnel soignant, les malades et dans l’opinion publique. Mais la douleur considérée comme un symptôme est le fruit d’une lecture simpliste du phénomène : il y a en fait des...
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| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/revss, |
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| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
Revue des sciences sociales
2019
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| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Le terme « douleur » est depuis toujours synonyme de « symptôme », conviction profondément enracinée chez les médecins et le personnel soignant, les malades et dans l’opinion publique. Mais la douleur considérée comme un symptôme est le fruit d’une lecture simpliste du phénomène : il y a en fait des situations où la douleur ne peut pas être considérée comme un symptôme mais comme une véritable Maladie liée à deux différentes conditions, c’est-à-dire une de « douleur idiopathique essential » et une de « douleur chronique causée par un trouble post-causal » et où, dans les deux cas, la pathogenèse n’est pas liée à d'autres causes. Il faut encore travailler pour étayer scientifiquement et précisément l’hypothèse selon laquelle la douleur, dans certaines conditions, est une pathologie avec un statut de maladie à part entière. Pour soutenir ce postulat, je crois par ailleurs qu’il est nécessaire de réorganiser une discipline scientifique qui renferme de nombreuses faces cachées qu’elle ne veut pas voir, mais qui apparaissent pourtant de manière évidente à travers l’histoire clinique de nombreuses personnes. Il est temps que l’univers douleur revendique son identité nosologique. |
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