Les discordances du regard
À partir du concept d’anomie développé par Jean Duvignaud, il s’agira dans cet article d’analyser le changement dans la perception des dessins des ruines mayas réalisés au début du 19e siècle par Jean-Frédéric Waldeck (1766-1875). Comment expliquer que ces images, rejetées au 19e siècle en raison de...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/revss, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Revue des sciences sociales
2019
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | À partir du concept d’anomie développé par Jean Duvignaud, il s’agira dans cet article d’analyser le changement dans la perception des dessins des ruines mayas réalisés au début du 19e siècle par Jean-Frédéric Waldeck (1766-1875). Comment expliquer que ces images, rejetées au 19e siècle en raison de leur caractère fantaisiste, aient pu intéresser une revue culturelle d’avant-garde du milieu du 20e siècle comme Las Moradas ? La réponse pourrait être dans le bouleversement de la valorisation du rôle de la création imaginaire avec l’entrée en anomie de l’avant-garde occidentale au tournant du 19e au 20e siècle. Dans son livre sur Paul Klee, Duvignaud apporte des éléments permettant d’éclairer l’intérêt de Las Moradas pour les dessins de Waldeck. Face à des ruines dérangeantes parce que n’entrant pas dans la hiérarchie culturelle classique à laquelle il croyait, Waldeck s’est en effet trouvé propulsé dans l’anomie, exactement comme Paul Klee un siècle plus tard face à l’écroulement cette fois complet de la culture occidentale classique aux yeux des membres de l’avant-garde. |
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