Le Tirailleur sur la Riviera
Alors que Menton est connu pour son tourisme élitiste, son passé de ville-hôpital pendant la Grande Guerre demeure méconnu. Pourtant, plus d’un millier de soldats colonisés de l’Empire français reposent dans les carrés militaires du cimetière municipal. En 2008, dans un contexte où se formalise une...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/revss, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Revue des sciences sociales
2026
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Alors que Menton est connu pour son tourisme élitiste, son passé de ville-hôpital pendant la Grande Guerre demeure méconnu. Pourtant, plus d’un millier de soldats colonisés de l’Empire français reposent dans les carrés militaires du cimetière municipal. En 2008, dans un contexte où se formalise une « question postcoloniale » en France et au Sénégal, une association multiculturelle se constitue pour y ériger un mémorial du Tirailleur. L’article propose une analyse de cette patrimonialisation en s’interrogeant sur ses échelles et ses enjeux sociaux. Bien que le dispositif commémoratif, centré sur la figure « du Tirailleur », mette en scène une critique postcoloniale de l’imaginaire national, sa localisation en périphérie entretient une invisibilisation de la présence coloniale dans la ville. Cette lecture des échelles de la mémoire, si elle intègre le décentrement postcolonial, prend aussi en compte les inégalités au sein du champ patrimonial local et montre qu’à Menton, c’est la mort des tirailleurs, davantage que leur vie, qui est commémorée. |
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