Décentrer le regard sur la notion du patrimoine

Depuis le début du XXIe siècle, les études patrimoniales critiques ont déplacé la focale des patrimonialisations institutionnelles vers d’autres moins visibles et moins consensuelles. Ce numéro, coordonné par Géraldine Djament et Barbara Morovich, décentre le regard sur la notion de patrimoine telle...

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Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/revss,
Drugi avtorji: Djament, Géraldine
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Revue des sciences sociales 2026
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Izvleček:Depuis le début du XXIe siècle, les études patrimoniales critiques ont déplacé la focale des patrimonialisations institutionnelles vers d’autres moins visibles et moins consensuelles. Ce numéro, coordonné par Géraldine Djament et Barbara Morovich, décentre le regard sur la notion de patrimoine telle qu’elle s’est constituée historiquement en Europe. Il analyse d’autres conceptions patrimoniales et/ou « matrimoniales », non occidentales – de l’Afrique subsaharienne au Maroc en passant par le Japon et la Chine –, postcoloniales et décoloniales, portées par des groupes sociaux invisibilisés, qui s’en saisissent pour revendiquer un changement social. C’est également dans une « démarche décoloniale » que les sœurs Chevalme, dont les dessins ponctuent ce numéro, ont mené le projet Igi’badan, entre art et sciences. En complément du dossier, deux articles viennent enrichir ce numéro en interrogeant, d’une part, les tensions entre égalité, équité et inclusion dans les politiques d’activation de l’emploi en Belgique, et d’autre part, l'invisibilisation dans la littérature juridique des parents mineurs placés dans le cadre de l'Aide sociale à l'enfance ou de la Protection judiciaire de la jeunesse. Le comité éditorial