Tombeaux scripturaires
Depuis quelques années se développe un « genre littéraire » correspondant à l’évocation de la maladie ou du décès d’un proche. À partir d’un corpus de textes évoquant des décès d’enfants, nous interrogeons la façon dont la violence du réel est mise en texte par l’utilisation de divers procédés rhéto...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/revss, |
|---|---|
| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Revue des sciences sociales
2025
|
| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Depuis quelques années se développe un « genre littéraire » correspondant à l’évocation de la maladie ou du décès d’un proche. À partir d’un corpus de textes évoquant des décès d’enfants, nous interrogeons la façon dont la violence du réel est mise en texte par l’utilisation de divers procédés rhétoriques disant ainsi la perte d’un être cher, symbolisant la violence d’un malheur « hors les mots », construisant une mémoire, et permettant d’engager un échange avec des lecteurs. Ces textes ouvrent à une ethnographie subjective de la maladie et du monde hospitalier décrivant les discordances entre le temps vécu et celui des procédures administratives, mais aussi l’impact des paroles médicales et les interactions des enfants et de leurs familles avec les professionnels de santé. Ces textes révèlent une correspondance entre nos sensibilités contemporaines et un dispositif qui articule une certaine conception de l’enfant comme projet avec une individuation sociale obligeant chacun à trouver les propres mots de son histoire et de sa consolation. Cette étude plaide en filigrane pour une médecine narrative et l’usage de la littérature dans la formation des personnels de santé. |
|---|