Décrire l’invisibilité et la visibilité de la maladie chronique dans l’espace hospitalier
Cet article vise à décrire l’expérience de la chronicité à l’hôpital à travers les manières dont l’architecture des hôpitaux produit certains types de visibilité et d’invisibilité des corps malades. Il se fonde sur une enquête de terrain mobilisant les philosophies de la médecine et de l’architectur...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/revss, |
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| Autores principales: | , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Revue des sciences sociales
2024
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Cet article vise à décrire l’expérience de la chronicité à l’hôpital à travers les manières dont l’architecture des hôpitaux produit certains types de visibilité et d’invisibilité des corps malades. Il se fonde sur une enquête de terrain mobilisant les philosophies de la médecine et de l’architecture dans deux services hospitaliers parisiens. Les espaces hospitaliers doivent concourir à rendre visible l’intérieur des corps, que réclament le regard clinique et les techniques d’imagerie et d’exploration, de plus en plus sophistiquées. En même temps sont invisibilisés les usages de l’espace et les expériences du corps au travers desquels les patients déploient des activités de réappropriation de leur corps et de maintien de leur existence personnelle et sociale. Notre hypothèse est que la médecine hospitalière prendrait peut-être mieux en compte les besoins de soin dus à la temporalité longue de la maladie chronique si une plus grande attention était portée aux espaces et à l’architecture. Celle-ci pourrait davantage accueillir et potentialiser les actions des corps et la plasticité des usages, par exemple en démultipliant les appuis, les stimulations, les espaces d’échange. |
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