Jules Romains, « poète de la sociologie »

Jules Romains, homme de lettres, auteur à succès dans la première moitié du xxe siècle, entretint des rapports ambigus avec la sociologie de son époque. Sa doctrine littéraire, l’unanimisme, lui paraissait rejoindre la démarche des sociologues. Cette attitude à l’égard de la sociologie prenait appui...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/ress,
Autor principal: Coenen-Huther, Jacques
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Revue européenne des sciences sociales 2016
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Jules Romains, homme de lettres, auteur à succès dans la première moitié du xxe siècle, entretint des rapports ambigus avec la sociologie de son époque. Sa doctrine littéraire, l’unanimisme, lui paraissait rejoindre la démarche des sociologues. Cette attitude à l’égard de la sociologie prenait appui sur une tradition française d’émulation entre littérature et sciences sociales. Le manifeste de l’unanimisme qu’il écrivit dans sa jeunesse se présente sous la forme d’un long poème qui attira l’attention de Durkheim. Son œuvre majeure, Les Hommes de bonne volonté, suite romanesque en vingt-sept volumes, se caractérise par un esprit sociologique marqué. L’auteur décrit une foule de personnages insérés dans leurs rapports sociaux respectifs. Les effets de groupe jouent un rôle important dans cette création littéraire. Quant aux rapports entre Jules Romains et les sociologues durkheimiens, particulièrement Halbwachs, ils suggèrent une estime réciproque entre le monde de la littérature et celui de la sociologie.