Fallait-il oublier Comte ?
La place accordée à Auguste Comte par Friedrich Hayek dans The Counter-Revolution of Science (1952) invite à revenir sur la méthodologie des sciences sociales et sur les rapports entre néo-libéralisme et positivisme. Après avoir rappelé dans quelles circonstances l’ouvrage a été composé, l’article e...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/ress, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Revue européenne des sciences sociales
2016
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | La place accordée à Auguste Comte par Friedrich Hayek dans The Counter-Revolution of Science (1952) invite à revenir sur la méthodologie des sciences sociales et sur les rapports entre néo-libéralisme et positivisme. Après avoir rappelé dans quelles circonstances l’ouvrage a été composé, l’article examine les aspects respectivement historiques et conceptuels de la question. Il apparaît que la condamnation du scientisme de Comte par Hayek repose largement sur une pétition de principe et dérive d’un subjectivisme sous-jacent à l’individualisme méthodologique lui-même. De plus, Hayek ne voit pas que la notion d’ordre spontané est au cœur de la statique sociale comtienne, ce qui invalide une bonne partie de son interprétation ; et il ne voit pas non plus que l’idée d’ordre spontané appelle celle d’ordre modifiable. L’importance des Lumières écossaises pour Comte explique que ses positions soient malgré tout moins distantes de celles de Hayek que ce dernier ne le donne à entendre. |
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