Durkheim a-t-il visé dans le Mill ?
Émile Durkheim a noué un rapport critique aux économistes de son époque, dénonçant en particulier une supposée prétention à établir des lois naturelles. Leur échec tiendrait à leur hypothèse centrale d’un homo œconomicus – théorisée par John Stuart Mill – qu’ils prendraient pour une vérité intempore...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/ress, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Revue européenne des sciences sociales
2015
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Émile Durkheim a noué un rapport critique aux économistes de son époque, dénonçant en particulier une supposée prétention à établir des lois naturelles. Leur échec tiendrait à leur hypothèse centrale d’un homo œconomicus – théorisée par John Stuart Mill – qu’ils prendraient pour une vérité intemporelle. Cet article tente de montrer que cette critique est précisément infondée en regard de l’œuvre de Mill. Ce dernier revendique au contraire clairement la relativité des lois économiques. En outre, la critique durkheimienne, qui semble d’abord d’ordre épistémologique, est en fait intimement liée à une dénonciation d’ordre politique et morale du laissez-faire. Mais là encore, nos deux auteurs se rejoignent bien plus que ce qu’on aurait tendance à croire : Mill est loin d’être un apologiste aveugle du marché. |
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