Les attitudes européennes ont-elles enfin joué un rôle dans les élections au Parlement européen ?

Longtemps les élections européennes ont été désignées comme des élections nationales de second ordre où partis et électeurs ne se positionnaient pas sur les questions européennes mais uniquement sur des enjeux nationaux. Ces dernières années, un certain nombre de travaux tendent à montrer que ce n’e...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/ress,
Autori principali: Belot, Céline, Ingelgom, Virginie Van
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Revue européenne des sciences sociales 2015
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Longtemps les élections européennes ont été désignées comme des élections nationales de second ordre où partis et électeurs ne se positionnaient pas sur les questions européennes mais uniquement sur des enjeux nationaux. Ces dernières années, un certain nombre de travaux tendent à montrer que ce n’est plus le cas. Cet article teste l’hypothèse d’un choix électoral proprement « européen », dépendant des attitudes des citoyens à l’égard de l’intégration européenne, à partir de données collectées lors des élections européennes de 2014 dans cinq pays : l’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne, la France et l’Italie. Plus précisément, il vise à faire ressortir les logiques plurielles à l’œuvre dans les liens opérant entre attitudes et vote en se focalisant sur deux dimensions particulières du scrutin de 2014 : l’abstention électorale proprement européenne et le vote divergent – à savoir le vote pour un parti différent de celui pour lequel on déclare une proximité partisane.