Gouvernance verticale, corruption et clientélisme

Les relations entre démocratie et « petite corruption » restent assez peu étudiées. Comment expliquer que l’Inde, « la plus grande démocratie du monde », connaisse un bon fonctionnement de ses institutions constitutionnelles tout en ayant un si fort niveau de corruption ? Notre étude de la distribut...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/ress,
Auteur principal: Landy, Frédéric
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Revue européenne des sciences sociales 2014
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Les relations entre démocratie et « petite corruption » restent assez peu étudiées. Comment expliquer que l’Inde, « la plus grande démocratie du monde », connaisse un bon fonctionnement de ses institutions constitutionnelles tout en ayant un si fort niveau de corruption ? Notre étude de la distribution alimentaire subventionnée montre que la corruption trouve un terreau propice dans les bases mêmes de la démocratie urbaine. D’abord sont décrites les malversations auxquelles prête l’aide distribuée par l’État dans les quartiers pauvres de Bombay (Mumbai) et de Hyderabad. À travers l’analyse de la « chaîne de corruption » nous mettons ensuite en évidence la verticalité du capital social dominant et de la gouvernance urbaine. Comment parler de « société civile » dans un tel contexte ? Nous terminons en réexaminant à la lumière de l’Inde les grandes « logiques » expliquant la corruption africaine jadis explicitées par Olivier de Sardan (1999), afin de déterminer quelles sont celles qui se prêtent à une généralisation pour tous les pays du Sud voire au delà.