L’Immigration dans les théories contemporaines de la démocratie
La démocratie, dans son versant institutionnel, se méfie des phénomènes migratoires. L’apparition de l’étranger au dedans des frontières d’une communauté qui se donne sa propre loi peut amener le peuple qui la constitue à redouter la perte de sa capacité d’auto-détermination. Il serait cependant réd...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/ress, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Revue européenne des sciences sociales
2012
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La démocratie, dans son versant institutionnel, se méfie des phénomènes migratoires. L’apparition de l’étranger au dedans des frontières d’une communauté qui se donne sa propre loi peut amener le peuple qui la constitue à redouter la perte de sa capacité d’auto-détermination. Il serait cependant réducteur de limiter l’appréciation démocratique de l’étranger à cette seule dimension. Car la démocratie n’est pas qu’une forme de gouvernement, elle est aussi un idéal. En ce sens, elle contient une promesse d’égalitarisme et d’inclusion qui ne peut rester sourde aux demandes d’hospitalité. Toute la complexité est dès lors de proposer une conception de l’accueil qui intègre ces deux composantes constitutives du régime démocratique. En nous appuyant sur les écrits de trois penseurs français – Claude Lefort, Guillaume le Blanc et Étienne Balibar – nous tenterons d’esquisser une telle réponse en arguant que l’étranger, loin de déforcer la démocratie, lui apporte une salutaire part d’indéterminable. |
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