Le féminisme au secours des franchises de science-fiction : le cas de Mad Max : Fury Road (2015) et Ghostbusters (2016)

Cet article examine en quoi l’appel au féminisme permet de renouveler des franchises de science-fiction en berne dans un contexte de résurgence d’un féminisme devenu « populaire » (Banet-Weiser, 2018). Ghostbusters (Feig, 2016) et Mad Max : Fury Road (Miller, 2015) participent de cette féminisation...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/resf,
Egile nagusia: Kac-Vergne, Marianne
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: ReS Futurae 2021
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Cet article examine en quoi l’appel au féminisme permet de renouveler des franchises de science-fiction en berne dans un contexte de résurgence d’un féminisme devenu « populaire » (Banet-Weiser, 2018). Ghostbusters (Feig, 2016) et Mad Max : Fury Road (Miller, 2015) participent de cette féminisation des franchises puisqu’ils mettent en avant des protagonistes femmes qui dominent la narration. Au-delà de la visibilité accrue donnée aux femmes, les deux films font preuve d’un certain radicalisme féministe en mettant en scène les problèmes structurels qui touchent les femmes. Cependant, ce renouvellement féministe a suscité la polémique dans la manosphère qui s’est surtout acharnée contre le nouveau Ghostbusters, victime d’un déferlement de misogynie exploité notamment par Donald Trump dans un tweet incendiaire. Pourquoi cette fureur s’est-elle plus violemment dirigée contre Ghostbusters plutôt que contre Mad Max : Fury Road ? L’article examine les différences textuelles, notamment en ce qui concerne la représentation de la masculinité, mais aussi les stratégies de promotion différenciées, en particulier dans les dossiers de presse, qui permettent d’expliquer cet écart de réception.