« Monstreuses » : biotechnologies, figures et fictions féministes dans le récit bref de science-fiction
Le métaplasme « Monstreuses » utilisé dans le titre de cette contribution voudrait condenser plusieurs généalogies : celle des monstres qui nous font signe, celles des femmes qui les créent et les montrent, mais également et avant tout celle qui associe ces dernières à la pensée féministe de Donna H...
Guardat en:
| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/resf, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
ReS Futurae
2020
|
| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Le métaplasme « Monstreuses » utilisé dans le titre de cette contribution voudrait condenser plusieurs généalogies : celle des monstres qui nous font signe, celles des femmes qui les créent et les montrent, mais également et avant tout celle qui associe ces dernières à la pensée féministe de Donna Haraway et à sa pratique des tropes en tant qu’outils épistémologiques. Ce monde monstrueux est prometteur dans la mesure où il est fait d’articulations qui exhibent l’interdépendance où nous sommes, animaux, humains, machines ; il substitue au « je » du « qui suis-je ? » la question d’un « nous » nécessairement plus ouverte et contingente. Répondre à la question « qui sommes-nous ? » exige des accords, des déplacements, des traductions et des connexions, mais nous dégage des paranoïas, des replis, des frontières et des envahisseurs maudits, des politiques sécuritaires et des apocalypses rédemptrices. |
|---|