Le Transperceneige et Snowpiercer : figuration, sas et espaces de transit(ion)

La bande-dessinée Le Transperceneige et le film Snowpiercer mettent en scène des sociétés contraintes de trouver refuge dans un train après une catastrophe climatique. Le train perd de ce fait sa fonction d’espace de transition pour devenir un loco, le dernier lieu habitable de la planète. En conséq...

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Sparad:
Bibliografiska uppgifter
I publikationen:URI:https://journals.openedition.org/resf,
Huvudupphovsman: Sermet, Tessa
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: ReS Futurae 2019
Ämnen:
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:La bande-dessinée Le Transperceneige et le film Snowpiercer mettent en scène des sociétés contraintes de trouver refuge dans un train après une catastrophe climatique. Le train perd de ce fait sa fonction d’espace de transition pour devenir un loco, le dernier lieu habitable de la planète. En conséquence, le rapport entre les passagers/habitants du train et l’extérieur se modifie, et le paysage se transforme en une image irréelle et impossible à appréhender. La catastrophe climatique renforce aussi les schémas d’exclusion mis en place par le système totalitaire au pouvoir : la conjonction entre (néo)capitalisme et Anthropocène affecte principalement la partie de la population en position marginale, c’est-à-dire les queutards confinés dans l’espace misérable des wagons de queue. Les déplacements de ces derniers vers l’avant sont ainsi ponctués par de multiples épreuves. Le caractère rituel de leur progression est renforcé par les dispositifs sémiologiques et esthétiques inhérents à la B.D. et au cinéma (mise en page des cases et des panels, passages récurrents, montage, plans, ralentis, musique, etc.). Cet article montrera que cette utilisation particulière des rapports entre figuration et représentation transforme les étapes en sas, des espaces intermédiaires qui ne sont pas de simples seuils à traverser. Au final, il semble que le train soit lui-même un sas, un espace de/en transition pour une humanité en gestation.