Le paysage spatial dans la bande dessinée de science-fiction
Le paysage spatial est si prototypique de la SF qu’il est tentant d’en faire un paysage du genre lui-même. Dans cette hypothèse, le paysage n’est pas seulement un cadre diégétique, mais aussi un cadre architextuel. Il renvoie moins à des référents (fussent-ils imaginaires) qu’aux séries iconiques d’...
Zapisane w:
| Wydane w: | URI:https://journals.openedition.org/resf, |
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| 1. autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
ReS Futurae
2019
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| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Le paysage spatial est si prototypique de la SF qu’il est tentant d’en faire un paysage du genre lui-même. Dans cette hypothèse, le paysage n’est pas seulement un cadre diégétique, mais aussi un cadre architextuel. Il renvoie moins à des référents (fussent-ils imaginaires) qu’aux séries iconiques d’un genre, celui de la science-fiction. Pourtant, le paysage spatial de la SF se nourrit des représentations sérieuses de l’astronomie, discipline-phare de la vulgarisation scientifique. On articule ici ces deux hypothèses pour montrer que le paysage spatial témoigne, dans la bande dessinée, de la reconnaissance d’une culture visuelle de genre mais aussi des connaissances d’une science emblématique de la modernité, et de son aventure technologique majeure : la conquête spatiale.En observant tout d’abord comment la signature SF s’est constituée en s’écartant de la rigueur astronomique, on établira le cadre architextuel dans lequel la question esthétique et formelle pourra ensuite guider l’enquête. On montrera comment le développement de ce qui s’est construit comme « 9e art » a fourni, dans la thématique qui nous intéresse, le vocabulaire d’une expression de l’émotion esthétique et du sublime science-fictionnel. Cet accent sur les émotions de la science-fiction nous permettra de soutenir, enfin, que la bifurcation du paysage spatial vers une « culture bédéistique » et une « culture science-fictionnelle » qui ne se superposent pas à la « culture astronomique » ont malgré tout nourri la médiation scientifique au tournant du xxie siècle. |
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