« lorsque je le saurai je ne l’écrirai pas » : reconfigurations féministes du commentaire dans Agrapha de luvan

Cet article étudie les représentations de la lecture, de la philologie et de l’interprétation dans Agrapha de luvan. Le récit s’inscrit dans un univers médiévaliste, caractéristique de la fantasy, mais il en déjoue considérablement les codes, de façon à valoriser des modes de narration et de partage...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/resf,
Hlavní autor: Mouton-Rovira, Estelle
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: ReS Futurae 2026
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Cet article étudie les représentations de la lecture, de la philologie et de l’interprétation dans Agrapha de luvan. Le récit s’inscrit dans un univers médiévaliste, caractéristique de la fantasy, mais il en déjoue considérablement les codes, de façon à valoriser des modes de narration et de partage du savoir redessinés par une perspective féministe. Fiction d’édition et de traduction, Agrapha représente les écrits fictionnels d’une communauté de femmes, rassemblée autour de l’abbesse Volusiana, autour de l’an Mil. La traductrice des manuscrit et narratrice de l’ensemble mène l’enquête à leur sujet, jusqu’à les rejoindre au terme d’un voyage temporel dont le livre final est le résultat métaleptique. Ce dispositif invite à repenser les représentations traditionnelles de l’autorité attachée aux formes écritures, et à moduler les rapports entre savoir et pouvoir, au profit d’une conception horizontale, collective et sororale de l’écriture et du commentaire. « Agrapha » désignant ce qui n’est pas écrit, la métaphore du silence contribue à redéfinir la conduite du récit, au profit d’une forme non-linéaire et polyphonique.