Lovecraft sans Cthulhu. Épistémologie et esthétique de la bestialité dans l’œuvre lovecraftienne
Jamais commentée en soi par les Lovecraft Studies, la bestialité s’insère pourtant dans l’œuvre du « Maître de l’horreur » comme un motif décisif, distinct de la peur cosmique du Mythe de Cthulhu. Elle exploite différentes modalités esthétiques au centre de l’économie horrifique de la narration, tou...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/resf, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
ReS Futurae
2026
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Jamais commentée en soi par les Lovecraft Studies, la bestialité s’insère pourtant dans l’œuvre du « Maître de l’horreur » comme un motif décisif, distinct de la peur cosmique du Mythe de Cthulhu. Elle exploite différentes modalités esthétiques au centre de l’économie horrifique de la narration, tout en renvoyant à une vaste épistémologie. Celle-ci comprend tant un renouvellement de l’imaginaire du sabbat et de la sorcellerie qu’une interprétation libre et raciste du darwinisme qui spécule autour de la figure du chaînon manquant, que Lovecraft dépasse à travers un nouveau bestiaire. Cet article reconstitue le paysage intellectuel de l’auteur pour mieux comprendre les interférences entre le motif de la bestialité et une zoo-anthropologie raciale. L’étude des nouvelles Faits concernant feu Arthur Jermyn et sa famille, L’Ombre qui planait sur Innsmouth et L’Horreur de Dunwich permet d’articuler la bestialité avec un imaginaire évolutionniste esthétisé. |
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