L’eurocentrisme, l’Anthropocène et la migration climatique dans Aniara
Cet article fait l’historique des réponses européennes à la crise et à la migration climatiques en analysant le film Aniara (Pella Kågerman et Hugo Lilja), adaptation sortie en 2018 du poème épique éponyme sur l’anxiété de l’âge atomique, publié en 1956 par le suédois Harry Martinson, prix Nobel de...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/resf, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
ReS Futurae
2026
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| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Cet article fait l’historique des réponses européennes à la crise et à la migration climatiques en analysant le film Aniara (Pella Kågerman et Hugo Lilja), adaptation sortie en 2018 du poème épique éponyme sur l’anxiété de l’âge atomique, publié en 1956 par le suédois Harry Martinson, prix Nobel de littérature. On avancera ici qu’Aniara met en avant une crise existentielle, de celles que rencontrent régulièrement des gens sur toute la planète, en obligeant ses protagonistes à s’adapter à un monde dans lequel être européen ne confère pas automatiquement d’avantage, et où le spectre menaçant de l’Anthropocène a mis fin à des privilèges acquis à travers des siècles d’expansion coloniale. Aniara met à jour la réponse de Martinson à l’âge nucléaire afin qu’elle corresponde à une époque géologique créée par les hommes, tout en nous forçant à réexaminer un récit de la modernité et du progrès fabriqué par l’Union européenne. |
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