« Comme un autre monde ». L’hybridation des genres dans L’Étrange Créature du lac noir (1954) : de l’expérimentation technique à la perception liquide
Film emblématique à la croisée de la SF, de l’horreur et du fantastique, L’Étrange Créature du lac noir (1954) est le fruit d’une démarche technique expérimentale, fondée sur une expérience cinématographique articulant stéréoscopie et prises de vues subaquatiques. Cet article propose une analyse est...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/resf, |
|---|---|
| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
ReS Futurae
2025
|
| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Film emblématique à la croisée de la SF, de l’horreur et du fantastique, L’Étrange Créature du lac noir (1954) est le fruit d’une démarche technique expérimentale, fondée sur une expérience cinématographique articulant stéréoscopie et prises de vues subaquatiques. Cet article propose une analyse esthétique de l’œuvre abordant sa dimension technique à travers le prisme de ses gestes et inventions formelles, issues de l’imprégnation ou de l’écart par rapport à son contexte et à ses conditions d’émergence ainsi que des schémas et conventions propres à la SF des années 1950. L’hypothèse formulée consiste à voir dans ce film, à plusieurs égards hybride, une expérience esthétique engageant l’œil spectatoriel dans une « perception liquide » (Thouvenel, 2013), qui n’aurait plus « le solide pour objet, pour condition, pour milieu » (Deleuze, 1983, p. 116). À travers l’agencement audiovisuel d’un « milieu » (Thomas, 2019) subaquatique, le film oscille ainsi entre expérimentation et modes de représentation conventionnels, entre récit organique et digressions plastiques abstraites, la SF offrant ici un cadre privilégié pour l’émergence de tels « sites expérimentaux ». |
|---|