Le projet écoféministe d’Agrapha et Agraphón : étude comparative de deux gestes science-fictionnels littéraire et sonore
L'article propose une étude comparatiste des stratégies sonores et littéraires déployées dans les processus créatifs science-fictionnels, à partir d’un tandem intermédiatique : le roman Agrapha de luvan (2020) et Agraphón (2023-2024), un dispositif in situ mêlant installation sonore, installati...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/resf, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
ReS Futurae
2025
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | L'article propose une étude comparatiste des stratégies sonores et littéraires déployées dans les processus créatifs science-fictionnels, à partir d’un tandem intermédiatique : le roman Agrapha de luvan (2020) et Agraphón (2023-2024), un dispositif in situ mêlant installation sonore, installation plastique et poésie-performance, créée par l’autrice en collaboration avec Mushin et huit bénévoles de l’association L’Herbe Folle. L'œuvre nous intéresse pour une raison précise, que nous explicitons d’abord. Dans son processus de création, luvan mobilise des stratégies propres à la SF, cristallisées formellement ensuite dans le roman – ce que nous appelons son « geste ». Pourtant, l’appartenance générique du texte reste trouble à la lecture, entre fantastique et fiction philologique. Cette particularité permet d’observer certaines variations médiatiques entre le texte et le son SF qui ne se révèlent qu’en laissant de côté les enjeux science-fictionnels liés aux conditions de réception, comme l’horizon d’attente ou les conventions de lecture associées au genre. S’observe alors une dialectique en miroir : de l’étrange vers le normal pour le texte, du normal vers l’étrange pour le son. Nous mettons ainsi en lumière les besoins de créer des ruptures perceptives dans nos habitudes d’écoute pour créer des effets science-fictionnels. Enfin, l'article propose d’examiner comment la communauté dépeinte dans le roman se recompose dans le réel, par des jeux d’échos et de contaminations liés à l’usage de la voix et au dialogue, éléments sonores nécessaires à toute création collective orale. Le tandem Agrapha-Agraphón s’ancre alors dans un projet commun, écoféministe, où l’écoute de ses sœurs et du vivant offre des pistes pour « apprendre à vivre avec le trouble » (Haraway, [2016] 2020). |
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