« Traduit du riddleyspeak (Anterre) par Nicolas Richard » : quand le traducteur se fait lecteur de science-fiction
Riddley Walker (1980) de l’auteur britannique d’origine américaine Russell Hoban est devenu un roman de science-fiction postapocalyptique culte au fil des années, et la langue dans laquelle il est écrit, le riddleyspeak, n’y est pas étrangère. Véritable novum science-fictionnel, cette langue-fiction...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/resf, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
ReS Futurae
2024
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Riddley Walker (1980) de l’auteur britannique d’origine américaine Russell Hoban est devenu un roman de science-fiction postapocalyptique culte au fil des années, et la langue dans laquelle il est écrit, le riddleyspeak, n’y est pas étrangère. Véritable novum science-fictionnel, cette langue-fiction défamiliarisane (Sorlin, 2010) mélangeant l’anglais et le cockney, l’écrit et l’oral, le passé et l’avenir, la religion et la science a donné au roman la réputation d’être intraduisible. Or, avec Enig Marcheur (2012), Nicolas Richard réalise une véritable traduction science-fictionnelle et poétique en « parlénigm ». Cet article propose de montrer que la proposition du traducteur enrichit et complexifie la xénoencyclopédie du roman de Hoban plutôt qu’elle la remplace, l’amenant presque du côté de la transfictionnalité (Saint-Gelais, 2011) : les personnages et le récit sont reconnaissables, mais ils existent dans un monde fictionnel et linguistique différent, moins familier encore. Grâce aux outils d’analyse développés par Alice Ray (2019), il s’agit d’explorer ce novum qu’est le « parlénigm » par une analyse comparée des textes, des techniques employés par le traducteur, des effets produits, et d’autres exemples de traduction de langues-fiction. |
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