Maurice Renard et la science en récit au temps du Docteur Lerne et du Péril bleu
Les débats épistémologiques sont houleux dans les années 1900 : l’impact traumatique des sciences de la nature posant un point de départ à l’histoire humaine ou les extrapolations inhérentes au développement de l’astronomie, augmentant les dimensions de l’univers jusqu’à l’absurde, renforcent un cli...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/resf, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
ReS Futurae
2018
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Les débats épistémologiques sont houleux dans les années 1900 : l’impact traumatique des sciences de la nature posant un point de départ à l’histoire humaine ou les extrapolations inhérentes au développement de l’astronomie, augmentant les dimensions de l’univers jusqu’à l’absurde, renforcent un climat d’idées aux consonances pessimistes. Les récits d’anticipation de Maurice Renard épousent et devancent cette perte de confiance dans la stabilité du vivant et des espèces. Si Le Docteur Lerne (1908) bouscule les lois biologiques et physiologiques de la Création en des « hypothèses merveilleuses » – pour reprendre l’une des leçons du merveilleux scientifique de son article d’octobre 1909 –, Le Péril bleu (1910) montre les limites d’un savoir humain réduit à une pure vision anthropocentrique. Que vaut désormais le savoir ? Et que vaut l’espèce humaine, au regard de la bête de l’avenir ? Les hypothèses merveilleuses de la science chez Maurice Renard dévoilent les « suites imprévues et possibles » des débats philosophico-scientifiques de son temps, et particulièrement ceux découlant du darwinisme. |
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