De la science‑fiction à la science‑fictionnalisation : la prise de la SF sur le monde réel
Cet article étudie les différentes formes de prise que la science‑fiction peut avoir sur le réel et, plus particulièrement, cherche à définir un genre de pratique d’écriture expérimentale (envisagée au sens large) qui serait moins lié au futur qu’à une instanciation dudit futur. Il commence par comm...
Zapisane w:
| Wydane w: | URI:https://journals.openedition.org/resf, |
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| 1. autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
ReS Futurae
2023
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| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Cet article étudie les différentes formes de prise que la science‑fiction peut avoir sur le réel et, plus particulièrement, cherche à définir un genre de pratique d’écriture expérimentale (envisagée au sens large) qui serait moins lié au futur qu’à une instanciation dudit futur. Il commence par commenter Fredric Jameson et Raymond Williams, et leurs travaux sur l’utopie et la SF, puis se tourne vers le concept de « fiction des mondes hors-science » – ou fictions à propos de mondes dans lesquels la science est impossible – développé par Quentin Meillassoux, avant de soutenir que l’expérimentation formelle, et plus spécialement l’enchaînement illogique de phrases et le recours à une syntaxe atypique, permet de représenter ces autres espace‑temps. La SF expérimentale ne décrit pas tant les mondes futurs qu’elle ne les « fictionnalise » dans le monde réel, offrant ainsi un équivalent « non littéraire » aux espoirs utopiques de Jameson et Williams. La dernière section de l’article présente une étude de cas de ce que j’appellerai « la science‑fictionnalisation », à travers le « roman » de SF expérimental Cyberpositive (1996), qui est également un tract théorique et une œuvre d’art visuelle, par le collectif (ou « artiste collaboratif ») connu sous le nom de o[rphan] d[rift>]. |
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