L’écriture de Maurice Renard, en tension entre extrapolation scientifique et figuration littéraire
Théoricien d’un genre dont il cherche à favoriser l’émergence, Maurice Renard assigne au « merveilleux scientifique » (1909), puis au « roman d’hypothèse » (1925), des ambitions considérables. Néanmoins, il est frappant de constater à quel point la pratique effective de l’écriture par Maurice Renard...
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| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/resf, |
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| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
ReS Futurae
2018
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| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Théoricien d’un genre dont il cherche à favoriser l’émergence, Maurice Renard assigne au « merveilleux scientifique » (1909), puis au « roman d’hypothèse » (1925), des ambitions considérables. Néanmoins, il est frappant de constater à quel point la pratique effective de l’écriture par Maurice Renard excède son programme théorique. Les récits de Renard déploient une gamme de dispositifs et de stratégies littéraires destinés à capter l’intérêt. Tous ces procédés renvoient à des modes de figuration propres à la littérature, qui mettent à distance l’extrapolation scientifique : le recours à des artefacts fictionnels, dans la plus pure tradition fantastique, l’usage de l’humour, l’introduction de personnages ou de situations empruntés au feuilleton populaire, ou encore le recours à l’érotisme. Pour autant, la tension entre ces différents aspects ne fait que renforcer la cohérence du projet esthétique de Maurice Renard. Il s’agira donc ici de saisir comment l’écrivain du « merveilleux-scientifique » s’emploie à donner vie à ses hypothèses, à partir de l’étude du Docteur Lerne, du Péril bleu, des Mains d’Orlac, de « L’Homme truqué », d’Un homme chez les microbes, et du Maître de la lumière. |
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