La science‑fiction a‑t‑elle horreur du vide ? Le cas des séries télévisées
Le vide est central dans les théories de la réception, parce qu’il sous‑tend tout acte de lecture, qui consiste justement à le combler. Lorsqu’il s’agit de littérature de science‑fiction, combler ces vides se complique, mais qu’en est‑il de la science‑fiction audiovisuelle ? Le vide – enjeu diégétiq...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/resf, |
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| Prif Awduron: | , |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
ReS Futurae
2023
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Le vide est central dans les théories de la réception, parce qu’il sous‑tend tout acte de lecture, qui consiste justement à le combler. Lorsqu’il s’agit de littérature de science‑fiction, combler ces vides se complique, mais qu’en est‑il de la science‑fiction audiovisuelle ? Le vide – enjeu diégétique, thème fictionnel, signe visuel récurrent, énigme épistémique ou trait structurel – joue‑t‑il un rôle dans le processus de spectature de ces œuvres ? Si les séries télévisées de science‑fiction s’appuient sur un système de signes qu’il nous faut reconstituer, quelles seraient les spécificités de ces vides en fiction télésérielle et quelles stratégies narratives, interprétatives et esthétiques devons‑nous utiliser pour les combler ? Les mondes possibles de la science-fiction télésérielle se construisent‑ils sur la même grammaire que ceux de la science‑fiction textuelle ? Dès lors, une grammaire des séries télévisées est‑elle envisageable ? Se construit‑elle sur des signes spécifiques qui formeraient un megatext propre au format télésériel, identifiable en termes iconographique et sériel ? Pour tenter de répondre à ces questions, cet article propose une typologie des vides dans un corpus assez large de séries de science‑fiction récentes. Ces vides peuvent être temporels (intradiégétiques ou extradiégétiques), spatiaux (archipélisation de l’espace et non‑lieux virtuels) ou épistémologiques, et se situent autant sur le plan de la forme, de l’histoire que de la fiction. Nous proposons de nommer la science‑fiction sérielle comme étant une machine « hyperactive », en référence et par contraste avec Eco qui qualifia le texte de « machine paresseuse ». Enfin, nous abordons le vide d’un point de vue plus théorique pour envisager ses interactions et articulations avec la théorie de la science‑fiction, et plus spécifiquement le célèbre novum de Suvin. |
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