Le monde en plus étrange : à propos du concept d’« estrangement » en théorie de la science-fiction 

Le concept d’« estrangement » est central dans la critique sur la science-fiction depuis que Darko Suvin a défini ce genre par sa capacité à créer l’effet d’« estrangement cognitif ». En revenant aux théories de Viktor Shklovsky et de Bertolt Brecht, je montrerai en quoi Suvin, dans sa démarche, ent...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/resf,
Autore principale: Spiegel, Simon
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: ReS Futurae 2022
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Le concept d’« estrangement » est central dans la critique sur la science-fiction depuis que Darko Suvin a défini ce genre par sa capacité à créer l’effet d’« estrangement cognitif ». En revenant aux théories de Viktor Shklovsky et de Bertolt Brecht, je montrerai en quoi Suvin, dans sa démarche, entrelace les aspects formel, fictionnel, générique et réceptif de l’estrangement. Contrairement à ce que Suvin affirme, l’outil formel privilégié de la SF n’est pas de rendre les éléments familiers étranges, mais de faire apparaître l’étrange comme familier, un procédé que je nomme la naturalisation. Dans la SF, l’estrangement intervient principalement au niveau diégétique, quand un élément merveilleux est introduit dans un monde apparemment réaliste.