Les univers partagés de science-fiction : pour une transauctorialité

L’article propose la définition du concept de transauctorialité applicable dans les univers partagés de science-fiction. Pour cela, il s’appuie sur le concept de transfictionnalité de Saint-Gelais et sur le transauthor de Wolf dans Building Imaginary Worlds (2012). L’article ancre le concept de tran...

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Bibliographic Details
In:URI:https://journals.openedition.org/resf,
Main Author: Châtelet, Margot
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: ReS Futurae 2022
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:L’article propose la définition du concept de transauctorialité applicable dans les univers partagés de science-fiction. Pour cela, il s’appuie sur le concept de transfictionnalité de Saint-Gelais et sur le transauthor de Wolf dans Building Imaginary Worlds (2012). L’article ancre le concept de transauctorialité dans une histoire de la sociabilité et de la dynamique collective des SF française et étasunienne. Le but est de démontrer que l’auctorialité SF se construit sur un cumul des fonctions auctoriales (lecteur, fan, écrivain, critique, auteur, passeur culturel, etc.), et que l’auctorialité, en France, se construit sur un monde personnel d’auteur, dans son extension médiatique à partir des années 1970. L’auctorialité SF est donc avant tout une auctorialité de monde. Cela nous conduit à catégoriser la transauctorialité dans les univers partagés de SF, à partir de Besson (2010), où le monde plus que l’auteur se trouve au centre du système gravitationnel, sa « véracité » fictionnelle important plus au fandom que la figure auctoriale, ce qui donne parfois lieu à des contre-auctorialités ou à l’autonomisation d’une partie du fandom. Le concept de transauctorialité permet donc de réinvestir le fan-auteur d’un statut auctorial, allant du pseudonymat à l’auctorialisation.