Pour un usage externe des théories de la science-fiction

La science-fiction met en jeu toute une gamme de procédés dynamiques, organisés autour d’un principe central, la construction d’un monde ouvertement distinct du nôtre, mais dont le récit donne à éprouver l’attractivité en même temps que la plausibilité. Ces procédés répondent tous à un même objectif...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/resf,
Autore principale: Bréan, Simon
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: ReS Futurae 2022
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:La science-fiction met en jeu toute une gamme de procédés dynamiques, organisés autour d’un principe central, la construction d’un monde ouvertement distinct du nôtre, mais dont le récit donne à éprouver l’attractivité en même temps que la plausibilité. Ces procédés répondent tous à un même objectif : un rapport entre monde de fiction et monde réel qui suppose une forme de continuité rationnelle, en même temps que des ruptures référentielles et des innovations conceptuelles, ce que nous avons proposé de nommer « régime ontologique spéculatif ». À partir de l’examen de L’Anomalie d’Hervé Le Tellier (2020), Vie de Gérard Fulmard de Jean Echenoz (2020) et Janua Vera, de Jean-Philippe Jaworski (2007), nous allons nous interroger sur ce qui, dans l’analyse de procédés associés à la science-fiction, est transposable ou stimulant pour approcher toutes les fictions appartenant à un régime ontologique matérialiste (réalisme et fantasy). Ainsi, outre l’examen de postures limites, jouant sur les marges du réalisme, il est possible de partir de la notion de novum pour se demander ce que signifie envisager les autres régimes ontologiques comme des espaces de « non-novum » : non pas nécessairement l’inertie cognitive que leur prête Suvin, mais plutôt des logiques spécifiques à mettre en regard du novum et de son cognitive estrangement.