Gloire et décadence du cybernaute.
Vivant dans un univers qui ressemble de plus en plus aux romans de science-fiction cyberpunk, l’être humain transforme progressivement ses comportements et son mode de vie, se soumettant en partie aux processus imposées par les machines, parlant leur langage, épousant leurs codes. L’homme-contempora...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/resf, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
ReS Futurae
2017
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Vivant dans un univers qui ressemble de plus en plus aux romans de science-fiction cyberpunk, l’être humain transforme progressivement ses comportements et son mode de vie, se soumettant en partie aux processus imposées par les machines, parlant leur langage, épousant leurs codes. L’homme-contemporain se trouve donc inéluctablement marqué par un « devenir-machine » qui l’assimile à un cyborg, ou organisme cybernétique. Dans la SF, cyborgs et cybernautes se caractérisent par un corps surpuissant, matériel ou immatériel, et parcourus de perpétuelles tensions. Or, si l’organisme prothétique ou interfacé n’est pas suffisamment maîtrisé, l’homme peut devenir esclave de la composante machinique, abandonner tout souvenir comme tout sentiment voire perdre la vie. Le principe de régulation, impliquant la possibilité de se déconnecter de l’appareillage électronique, s’avère donc essentiel. De même, dans l’univers politique décadent mis en scène dans nombre d’ouvrages cyberpunk, l’absence de principe de régulation au sein de la société aboutit à une tyrannie exercée sur les corps et les esprits, tyrannie que suscitent parfois la réalisation, ou la volonté de réalisation, des fantasmes de communion universelle et de transparence absolue. |
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