Le jeûne d’internet
L’utilisation des médias numériques pour la pratique religieuse ne fait plus figure d’exception et semble au contraire être devenue pratique courante. Mais parallèlement, apparaissent de plus en plus de démarches de renoncement total ou partiel à l’utilisation d’Internet pendant une période particul...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/reset, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
RESET
2020
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | L’utilisation des médias numériques pour la pratique religieuse ne fait plus figure d’exception et semble au contraire être devenue pratique courante. Mais parallèlement, apparaissent de plus en plus de démarches de renoncement total ou partiel à l’utilisation d’Internet pendant une période particulière de réintensification de la vie religieuse ou spirituelle. Prenant l’exemple de l’ascèse des virtuoses religieux avec les moines et moniales catholiques, du carême chrétien et des stages de jeûne et randonnée qui s’inscrivent dans une approche de spiritualité globale, cet article montre grâce à des données de terrain comment les acteurs réduisent consciemment leur consommation d’Internet à des fins religieuses. Certains parlent même d’un jeûne d’Internet qui serait le pendant indispensable du jeûne alimentaire. Toutefois, dans de nombreux cas, la déconnexion apparaît plus difficile que le jeûne alimentaire et s’affiche alors comme un nouveau type de virtuosité. Réexaminant les catégories classiques pour la sociologie des religions que sont le jeûne et l’ascèse, cet article montre comment elles se redéfinissent aujourd’hui dans leurs nouveaux objets d’application. Pour l’Eglise institutionnelle, c’est aussi l’occasion de redonner une plausibilité à des pratiques – notamment le jeûne du carême – qui étaient peu à peu tombées en désuétude. |
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