La condamnation des Preux et la chute de Dem′jan Bednyj et d’Aleksandr Tairov
Après avoir situé le projet de mise en scène des Preux dans son contexte : la campagne contre le formalisme et le naturalisme de 1936, et rappelé que peu à peu, Aleksandr Tairov avait réussi à gagner la confiance des autorités culturelles, notamment grâce au triomphe de la Tragédie optimiste de V. Vi...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/res, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Revue des études slaves
2018
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Après avoir situé le projet de mise en scène des Preux dans son contexte : la campagne contre le formalisme et le naturalisme de 1936, et rappelé que peu à peu, Aleksandr Tairov avait réussi à gagner la confiance des autorités culturelles, notamment grâce au triomphe de la Tragédie optimiste de V. Višnevskij (1933), je montrerai que ni le metteur en scène, ni l’auteur du livret des Preux, Dem′jan Bednyj, n’ont su décoder les signaux qui auraient dû les alerter. Le déplacement des accents sur de nouvelles figures héroïques, ainsi que la condamnation de la satire et de l’opéra bouffe, provoquèrent la condamnation du spectacle par le biais d’un décret qui fixa de nouvelles règles de présentation de l’histoire et des personnages à célébrer. L’échec fut fatal au théâtre qui fut fusionné de force avec une compagnie à l’esthétique très éloignée de la sienne. Il entraîna l’éviction de D. Bednyj de l’Union des écrivains et du Parti communiste et condamna Tairov à abandonner son combat en faveur d’un « acteur synthétique » et d’un répertoire ouvert sur l’Occident. |
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