L’enseignement artistique en Russie dans les années 1910 : la pédagogie moscovite en trois étapes
Cet article propose une analyse du système éducatif à Moscou des années 1910 dans le cadre des études artistiques et à travers le prisme d’un parcours particulier mais suivi par de nombreux étudiants. Ce parcours dont peuvent se prévaloir de nombreuses grandes figures de l’art soviétique actives dans...
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| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/res, |
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| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
Revue des études slaves
2018
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| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Cet article propose une analyse du système éducatif à Moscou des années 1910 dans le cadre des études artistiques et à travers le prisme d’un parcours particulier mais suivi par de nombreux étudiants. Ce parcours dont peuvent se prévaloir de nombreuses grandes figures de l’art soviétique actives dans les années 1930 se présente en trois étapes. Premièrement, un stage estival dans un atelier privé dont celui du cezanniste Il′ja Maškov (1881‑1944) est ici un exemple éloquent montrant l'importance de la personnalité de chef d'atelier dans le choix des élèves. Deuxièmement, l’inscription comme étudiant mais plus souvent comme auditeur libre à l’École impériale centrale d'art industriel du comte Stroganov (fondée en 1825). Les élèves viennent y parfaire leur enseignement en apprenant dans la précision de nouvelles techniques qui leur serviront pour la suite. Troisièmement, la dernière étape de ce parcours, le lieu souvent convoitée depuis le départ par les étudiants : l’École moscovite de peinture, sculpture et architecture, le MUŽVZ. Son fonctionnement (difficulté des épreuves théoriques au concours, quotas par classe et profils des élèves) et les particularités esthétiques (le MUŽVZ s’impose comme le fief du réalisme tout en s’ouvrant à des courants novateurs dans les années 1910) sont analysés en détail. Ce parcours accidenté, presque typique pour l’époque tant il est partagé, préfigure dans une certaine mesure la tentative de fusion des arts appliqués et des beaux-arts que valoriseront les réformes artistiques de l’après-révolution. |
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