Крестьянский язык и революция. Письма во власть до и после 1917 года
L’article pose qu’au début du xxe siècle, la langue des paysans constitue un dialecte social original qui, malgré des différences locales, présente des traits communs. Ce point entre en contradiction avec la tradition linguistique dominante qui met en avant les différences dialectales. Notre point d...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/res, |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Russe |
| Publicerad: |
Revue des études slaves
2018
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | L’article pose qu’au début du xxe siècle, la langue des paysans constitue un dialecte social original qui, malgré des différences locales, présente des traits communs. Ce point entre en contradiction avec la tradition linguistique dominante qui met en avant les différences dialectales. Notre point de vue s’appuie sur un matériau linguistique non encore utilisé : les notations de Bogoraz, issues de ses voyages à travers le pays en 1905 et les très nombreux matériaux, rassemblés par le Bureau ethnographique Tenišev. L’article examine le langage des lettres de paysans, adressées aux autorités (plus tard aux journaux) d’avant la Révolution à 1925. L’analyse montre l’impact dramatique du langage bochevique sur les textes paysans, principalement par le biais de l’intrusion massive de nouveaux noms, pas assimilés. De façon attendue, ces textes montrent des similitudes frappantes avec des passages de la prose de Platonov. L’impact du langage bolchevique semble avoir été bref ? on n’en trouve plus de traces dans les périodes postérieures. |
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