Les prisonniers de guerre des puissances centrales dans l’Empire russe : bilan de la recherche en Russie
Le traitement des prisonniers de guerre est un sujet qui a suscité de nombreux travaux ces dernières années, bien avant la célébration du centenaire de la Grande Guerre. L’article dresse un bilan historiographique des études consacrées au sort des prisonniers des armées allemande, austro-hongroise e...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/res, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Revue des études slaves
2018
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Le traitement des prisonniers de guerre est un sujet qui a suscité de nombreux travaux ces dernières années, bien avant la célébration du centenaire de la Grande Guerre. L’article dresse un bilan historiographique des études consacrées au sort des prisonniers des armées allemande, austro-hongroise et ottomane retenus captifs sur le territoire de la Russie. Les chercheurs russes ont découvert, entre autres, une importante correspondance bureaucratique, présentant les points de vue des autorités civiles et militaires russes sur ce sujet. Deux aspects du problème ont été tout particulièrement étudiés : celui de l’exploitation économique des prisonniers, y compris pour les besoins de l’industrie de guerre, et celui de leur recrutement pour des formations nationales, y compris pour la future Légion tchécoslovaque. Semblables phénomènes n’étaient pas inconnus des alliés de la Russie, la France et la Grande-Bretagne, mais ils étaient plus caractéristiques des Puissances centrales. Un point important est de savoir si les autorités russes étaient pionnières en la matière ou si elles suivaient la logique de leurs alliés (ou de leurs ennemis). Peu compatibles avec le droit international en vigueur, ces façons de procéder montrent comment la contrainte économique et militaire pouvait remettre en cause des principes, qui, encore avant la guerre, semblaient établis et reconnus. |
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