Нарушенное детство и раннее материнство у Андрея Платонова. Рассказ « Такыр » (1934)
L’objectif de cet article est d’examiner et de comprendre la valeur de deux nouvelles catégories dans la poétique d’Andrej Platonov à partir de la première moitié des années trente : l’enfance violée et la maternité précoce. Ces deux thèmes sont développés pour la première fois dans le récit « Takyr...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/res, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Russe |
| Veröffentlicht: |
Revue des études slaves
2026
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | L’objectif de cet article est d’examiner et de comprendre la valeur de deux nouvelles catégories dans la poétique d’Andrej Platonov à partir de la première moitié des années trente : l’enfance violée et la maternité précoce. Ces deux thèmes sont développés pour la première fois dans le récit « Takyr » (1934), à travers les personnages de Zarrin-Tadž et Džumal′. Ces catégories permettent à l’auteur de construire une série de personnages qui sont destinés à devenir futures héroïnes, telles que Tamara-mère dans « Le cours du temps » (Теченье времени, première moitié des années trente), Gjul′čataj et Ajdym dans « Džan » (1934-1935), ainsi que la Kurde Fat′ma dans l’essai « L’image de l’homme du future » (Oбраз будуščего человека, 1937). Dans l’ensemble de la poétique platonovienne, la maternité est l’unique expression du monde adulte, une expérience totalement étrangère à l’enfance. Dans « Takyr », en revanche, se posent les bases d’une nouvelle conception de la maternité, liée à la société tribale turkmène, à l’esclavage, et donc à une enfance marquée par la violence et l’oppression. À partir de ces réflexions, Platonov associe à la maternité et à l’enfance deux autres thèmes constants de sa poétique, qui, dans « Takyr », prennent cependant une forme nouvelle : la mémoire et la liberté. |
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