Le parcours scientifique d’Aleksandr Gabričevskij et son Esthétique du vase

Le travail d’Aleksandr Gabričevskij (1891‑1968) au Musée des beaux-arts de Moscou en 1918‑1922 semble avoir été un bref épisode, presqu’une parenthèse dans le destin scientifique de cet intellectuel connu surtout pour ses études sur la Renaissance italienne, notamment sur l’architecture. Or ses écri...

Täydet tiedot

Tallennettuna:
Bibliografiset tiedot
Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/res,
Päätekijä: Podzemskaia, Nadia
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: Revue des études slaves 2018
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Kuvaus
Yhteenveto:Le travail d’Aleksandr Gabričevskij (1891‑1968) au Musée des beaux-arts de Moscou en 1918‑1922 semble avoir été un bref épisode, presqu’une parenthèse dans le destin scientifique de cet intellectuel connu surtout pour ses études sur la Renaissance italienne, notamment sur l’architecture. Or ses écrits sur les vases grecs rédigés à l’époque font partie d’un grand projet théorique visant à renouveler les méthodes d’une histoire de l’art sclérosée, selon lui, par les principes de l’école formelle allemande.Reconsidérant les notions fondamentales de la théorie artistique, Gabričevskij essaie de dégager leur valeur philosophique et de réexaminer avec leur aide l’histoire de l’art eu égard à l’espace et au temps. L’art ancien, et notamment la céramique grecque, n'ayant pas été touché par les formalistes (Wölfflin, Hildebrand) lui semble correspondre le mieux à ses ambitions théoriques. À partir d'observations sur la surface courbe du vase, il arrive à une nouvelle caractérisation de la surface artistique, devant sans doute répondre à une discussion lancée par les constructivistes adeptes de la faktura ; d’autre part, il murit une réflexion anthropologique sur le vase comme un organisme plastique, dont les fonctions relèvent de ses gestes.