Deux avant-gardes, un Goulag
Dans la discussion sur les problématiques et les nouvelles lectures que peut susciter l’art soviétique des années 1930-1950, il est un sujet particulier qui permet souvent d’éclairer les autres, mais qui n’a toujours pas été traité comme sujet à part entière. Il s’agit des artistes réprimés, considé...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/res, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Revue des études slaves
2025
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Dans la discussion sur les problématiques et les nouvelles lectures que peut susciter l’art soviétique des années 1930-1950, il est un sujet particulier qui permet souvent d’éclairer les autres, mais qui n’a toujours pas été traité comme sujet à part entière. Il s’agit des artistes réprimés, considérés comme « suffisamment coupables » en raison de leurs idées esthétiques et politiques et qui furent déportés dans des camps dans l’URSS de la seconde moitié des années 1930 et des années 1940. Parmi eux figurent des noms dont le travail est directement ou implicitement lié aux recherches et aux expériences visuelles de la première et de la deuxième avant-gardes : Vera Ermolaeva, Vladimir Sterligov, Petr Sokolov, Lev Gal′perin, Aleksandr Baturin, Mixail Sokolov, Lev Kropivnickij, Eva Levina-Rozengol′c, Vasilij Šuxaev, Erich Borchert, Solomon Geršov, Boris Svešnikov, Ülo Sooster. Le fait que ces artistes aient été arrêtés et envoyés dans les camps semble suffisant pour parler du Goulag comme genius loci et espace spécifique d’existence/de survie de l’art pendant la terreur stalinienne. L’article dévelope cette idée en s’appuyant sur l’exemple d’Ülo Sooster et du camp de Karaganda. |
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