Ilya Kabakov face à l’art soviétique
Le rejet du réalisme socialiste enseigné aux Beaux-Arts fut le dénominateur commun des artistes non-officiels, entrés dans la vie active après la mort de Stalin. Perçu comme une réalité autant esthétique que politique et sociale, cet art soviétique officiel devint un objet de détournement durant tou...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/res, |
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| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Revue des études slaves
2025
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| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Le rejet du réalisme socialiste enseigné aux Beaux-Arts fut le dénominateur commun des artistes non-officiels, entrés dans la vie active après la mort de Stalin. Perçu comme une réalité autant esthétique que politique et sociale, cet art soviétique officiel devint un objet de détournement durant toute la vie de Ilya Kabakov en URSS. Il imita cette peinture anonyme et médiocre, privée de toute touche personnelle, réalisée à toute vitesse selon des recettes bien connues. Le procédé était proche du pop-art : on prenait des objets de consommation, cette fois-ci esthético-idéologiques, des objets factices qui faisaient semblant d’être de l’art. Et l’on attribuait ces panneaux mal réalisés à un artiste-personnage imaginaire. Mais le rapport de Kabakov à l’art officiel évolua avec le temps, et au xxie siècle, la peinture soviétique, happée par le temps, offrit son propre vocabulaire, au même titre que l’art abstrait, le réalisme classique russe du xixe ou encore la Renaissance italienne et le maniérisme. Ces styles si variés, et surtout si différemment appréciés, jouent dans les tableaux de Kabakov sur un pied d’égalité, en s’entremêlant, s’entrechoquant, en se transperçant l’un l’autre, sans jamais déchoir de leur appartenance à l’histoire de l’art. |
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