Le cinéma en juge de l’histoire ? Le spectre de l’année 1938 dans le film Le Capitaine Volkonogov s’est échappé
Cet article propose une analyse du film le Capitaine Volkonogov s’est échappé à la lumière du rapport que la Russie contemporaine entretient avec la mémoire de la Terreur stalinienne. Il se concentre, en particulier, sur la figure du revenant, spectre d’un passé refoulé qui resurgit à la conscience...
保存先:
| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/res, |
|---|---|
| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Revue des études slaves
2025
|
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Cet article propose une analyse du film le Capitaine Volkonogov s’est échappé à la lumière du rapport que la Russie contemporaine entretient avec la mémoire de la Terreur stalinienne. Il se concentre, en particulier, sur la figure du revenant, spectre d’un passé refoulé qui resurgit à la conscience dans une quête de justice. La négociation de ce rapport conflictuel entre passé et présent prend son essor dans la mise en scène d’une déchirure essentielle entre droit et justice, produite par les crimes de l’État soviétique. Le film inscrit l’apaisement de cette mémoire douloureuse dans une perspective transcendante. Il s’articule ainsi comme un récit de rédemption, scellé par le repentir du protagoniste : un agent du NKVD devenu à son tour victime du système répressif. L’article interroge à la fois la dimension esthétique et éthique de cette représentation. |
|---|