L’amour chez Čexov et Maupassant : éléments d’intertextualité (sur l’exemple de la Mouette)
Čexov n’a pas été appelé le « Maupassant russe » par hasard. Mais si ses œuvres laissent bien entr’apercevoir des références nombreuses à l’écrivain français, Čexov laisse aussi entendre « qu’il n’est pas Maupassant ». Ainsi dépeint-il l’amour d’une manière légèrement différente, en p...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/res, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Revue des études slaves
2024
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Čexov n’a pas été appelé le « Maupassant russe » par hasard. Mais si ses œuvres laissent bien entr’apercevoir des références nombreuses à l’écrivain français, Čexov laisse aussi entendre « qu’il n’est pas Maupassant ». Ainsi dépeint-il l’amour d’une manière légèrement différente, en particulier dans la Mouette, confrontée dans cet article aux romans de Maupassant, Plus fort que la mort et Notre cœur. Par exemple, les pensées de Treplev qui précèdent son suicide et qui restent à l’état de sous-texte pourraient avoir été écrites par Maupassant (Notre cœur). De la même façon, le triangle Arkadina-Trigorin-Nina pourrait trouver sa source dans Plus fort que la mort. Dans le même temps, l’interprétation par Čexov du thème de la passion dévorante dans la Mouette est polémique par rapport à Maupassant. Partageant son idée de l’amour comme force terrible, voire destructrice, Čexov la croise avec l’idée de Tolstoj et de Dostoevskij sur la responsabilité mutuelle des individus les uns envers les autres. Le dramaturge russe laisse ainsi entendre que si le manque de réciprocité est parfois inévitable en amour, la surdité et l’insensibilité des uns envers les autres sont en revanche inexcusables. |
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