Julie Danzas, Lettres nocturnes 1939-1940

Écrites (en français) dans l’« isolateur » d’Irkoutsk, où Julie Danzas (1889-1942), ancienne demoiselle d’honneur de la dernière impératrice puis moniale catholique arrêtée en 1923, passa quatre ans avant d’être transférée au camp des îles Solovki, ces « lettres nocturnes » étaient immédiatement dét...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/res,
Hlavní autor: Niqueux, Michel
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Revue des études slaves 2024
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Écrites (en français) dans l’« isolateur » d’Irkoutsk, où Julie Danzas (1889-1942), ancienne demoiselle d’honneur de la dernière impératrice puis moniale catholique arrêtée en 1923, passa quatre ans avant d’être transférée au camp des îles Solovki, ces « lettres nocturnes » étaient immédiatement détruites pour échapper aux fouilles. Julie les reconstitua de mémoire en 1939-1940 à Rome, où elle s’installa en 1939 après avoir été libérée en 1932 grâce à l’intervention de Gor′kij et de sa femme, puis rachetée en 1934 par son frère émigré pour pouvoir émigrer, et devenir la cheville ouvrière du Centre dominicain d’études russes Istina. Adressées à un ami imaginaire qui est son double rationaliste, ces lettres poursuivent la réflexion philosophique et historique de Julie Danzas sur le mystère de la vie et de la mort, la souffrance et la rédemption, la matière et l’esprit. Elles sont un témoignage sur la prison d’Irkoutsk, dernière étape pour beaucoup de condamnés à mort, qui complète Bagne rouge, – premier témoignage d’une femme sur le Goulag, paru en 1935 à Paris. Julie évoque aussi des souvenirs apocalyptiques de la guerre dans les marais d’Augustów, à laquelle elle prit part en tant que sous-officier d’un escadron de cosaques. À la fois historique et personnel, métaphysique et réaliste, ce témoignage enrichit notre connaissance d’une femme russe hors du commun.