L’exil russe et la slavistique tchécoslovaque

Dans la Tchécoslovaquie de l’entre-deux-guerres, l’émigration scientifique russe a participé activement à la slavistique. L’exemple d’Al′fred Bem nous permet d’observer les points de contacts entre l’exil scientifique russe et la slavistique tchèque – les savants et les cercles scientifiques no...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/res,
Hlavní autor: Cirac, Stéphanie
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Revue des études slaves 2023
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Dans la Tchécoslovaquie de l’entre-deux-guerres, l’émigration scientifique russe a participé activement à la slavistique. L’exemple d’Al′fred Bem nous permet d’observer les points de contacts entre l’exil scientifique russe et la slavistique tchèque – les savants et les cercles scientifiques notamment, le Cercle linguistique de Prague. Quels thèmes de recherches ressortent de ces rencontres et quelle communauté scientifique dessinent-ils ? Les savants russes se sont souvent emparé de thèmes littéraires tchèques. On connaît l’intérêt de Jakobson pour la poésie tchèque et les travaux qu’il en a tirés. L’exemple d’Al′fred Bem, moins célèbre, apporte aussi un éclairage singulier sur ces croisements et sur l’histoire de la slavistique centre-européenne de l’entre-deux-guerres. Comment le philologue en exil s’intéresse-t-il à la littérature tchèque ? Quels auteurs choisit-il ? Quels points de vue adopte-t-il ? Sont-ils le signe de son intégration ? À partir, notamment, de ses réflexions sur la Majesté de la nature de Polák et l’analyse de Mukařovský, on peut observer la rencontre entre différents cercles savants et interroger les limites qui les distinguaient.