Les Slaves occidentaux lisent Nietzsche

En 1913, alors qu’il travaille à la version tchèque d’Also sprach Zarathustra, Otokar Fischer (1883-1938) réalise qu’il est possible de devenir patriote d’une manière détournée – par la traduction. Ce germaniste tchèque d’origine juive est aussi l’un des rares à ne pas rejeter, quelques anne...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/res,
Autor principal: Kantoříková, Jana
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Revue des études slaves 2023
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:En 1913, alors qu’il travaille à la version tchèque d’Also sprach Zarathustra, Otokar Fischer (1883-1938) réalise qu’il est possible de devenir patriote d’une manière détournée – par la traduction. Ce germaniste tchèque d’origine juive est aussi l’un des rares à ne pas rejeter, quelques années plus tard, Friedrich Nietzsche comme vecteur de l’impérialisme germanique. Le présent article explore la réception intime et créative de l’œuvre de Nietzsche dans les Pays tchèques, en se concentrant sur les écrits personnels de Fischer et de ses interlocuteurs : le bohémiste et germaniste Arne Novák (1880-1839) et le poète Otakar Theer (1880-1917). Cette analyse montre comment les textes de Nietzsche se reflètent dans les stratégies de communication et la quête d’identité de ces intellectuels, et comment leur lecture du philosophe allemand évolue, notamment dans le contexte de l’instrumentalisation de son œuvre durant la Grande Guerre.