Le noyau catholique sorabe
En dépit des efforts tentés pour s’opposer à tous les signes de l’identité sorabe et pour les marginaliser, c’est dans la région catholique de Lusace que la langue et la culture sorabes ont été le mieux préservées. Une société sorabe locale spécifiquement catholique s’est développée dans un environn...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/res, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Revue des études slaves
2018
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | En dépit des efforts tentés pour s’opposer à tous les signes de l’identité sorabe et pour les marginaliser, c’est dans la région catholique de Lusace que la langue et la culture sorabes ont été le mieux préservées. Une société sorabe locale spécifiquement catholique s’est développée dans un environnement particulier et s’est consolidée après la création du Reich allemand en 1871. Les catholiques sorabes ont bénéficié de ce qu’on a appelé la « lutte culturelle » (Kulturkampf) et des controverses opposant l’État protestant allemand et l’Église catholique. Les catholiques considéraient le Vatican comme leur centre religieux et le Pape comme leur autorité spirituelle, deux institutions situées hors d’Allemagne. Les protestants sorabes ne purent développer une société locale analogue ainsi qu’une identité ethnique, car ils étaient plus intégrés dans les structures de l’Église nationale allemande. En outre, il n’y avait pas d’institutions publiques importantes comme une école, une Église et des associations. |
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