L’ingénieur Kirillov (Dostoïevski, les Démons), nihiliste hégélien chez Alexandre Kojève et Albert Camus
Le propos de cet article est d’envisager la place qu’occupe un des personnages-clés des Démons, Alexeï Kirillov, dans la réflexion d’inspiration hégélienne d’Alexandre Kojève et d’Albert Camus. Quoique Kojève ne fasse que de brèves allusions à Kirillov lors de son séminaire à l’EPHE de 1...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/res, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Revue des études slaves
2022
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Le propos de cet article est d’envisager la place qu’occupe un des personnages-clés des Démons, Alexeï Kirillov, dans la réflexion d’inspiration hégélienne d’Alexandre Kojève et d’Albert Camus. Quoique Kojève ne fasse que de brèves allusions à Kirillov lors de son séminaire à l’EPHE de 1934-1935, le « suicide logique » de ce héros dostoïevskien devient un argument majeur en faveur d’une interprétation radicale, « nihiliste », de la notion de la liberté absolue, empruntée à la Phénoménologie de l’esprit de Hegel. On en trouve des échos dans l’Homme révolté (1951), où Kirillov, figure de référence du Mythe de Sisyphe (1942), se voit placé cette fois-ci dans un contexte négatif lié à la mutation inévitable d’un « suicide philosophique » en un « meurtre philosophique ». Ce dernier prend la forme d’un terrorisme individuel ou d’un terrorisme d’État, absolument inadmissible pour Camus. |
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