Tolstoj, Nexljudov et l’impôt unique de Henry George

Parallèlement à ses interrogations religieuses, Tolstoj s’intéresse à partir des années 1880 à la question sociale. En 1885, la lecture des ouvrages de l’économiste Henry George, théoricien de l’impôt unique sur la valeur foncière, devient pour le romancier le point de départ d’une réfle...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/res,
Autor Principal: Pousson, Guilhem
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Revue des études slaves 2021
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Parallèlement à ses interrogations religieuses, Tolstoj s’intéresse à partir des années 1880 à la question sociale. En 1885, la lecture des ouvrages de l’économiste Henry George, théoricien de l’impôt unique sur la valeur foncière, devient pour le romancier le point de départ d’une réflexion sur la propriété, le travail et le progrès, qui aboutit à une remise en cause du consensus scientifique de son temps sur les causes de la pauvreté. Cette réflexion fait l’objet d’une transposition littéraire dans le roman Résurrection (1899), où le personnage principal tente d’appliquer les idées de Henry George dans son exploitation. À travers la fiction, l’auteur expose les motifs de sa « conversion », questionne son rapport à la « bonne société », désigne ses adversaires idéologiques. Il donne également à sentir les limites de son adhésion au géorgisme, dont il ne partage pas un certain nombre de présupposés philosophiques et religieux.