« Dois-je écrire sur moi ? » la part du personnel dans les journaux intimes soviétiques (Leningrad, 1941-1944)

Cette étude s’inscrit dans la lignée des travaux sur la subjectivité soviétique, et plus particulièrement sur la réception de l’idéologie par les Soviétiques et son impact sur les représentations personnelles. L’examen à la loupe de l’expression intime telle qu’elle se reflète dans un corpus de jou...

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التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/res,
المؤلف الرئيسي: Gruszka, Sarah
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: Revue des études slaves 2021
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
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الوصف
الملخص:Cette étude s’inscrit dans la lignée des travaux sur la subjectivité soviétique, et plus particulièrement sur la réception de l’idéologie par les Soviétiques et son impact sur les représentations personnelles. L’examen à la loupe de l’expression intime telle qu’elle se reflète dans un corpus de journaux personnels tenus pendant le siège de Leningrad (1941-1944) permet d’interroger les phénomènes d’intériorisation, de réception et de réaction vis-à-vis des schèmes idéologiques du pouvoir. L’article se focalise sur l’ethos collectiviste promu par le communisme et renforcé en temps de guerre par l’appel au sacrifice de son individualité face à l’ennemi commun. Il apparaît que la pratique diariste cristallise véritablement les tensions liées à l’agencement du personnel et du collectif par les individus. Les auteurs dessinent alors les contours du « journal intime à la bolchevique », en partant en quête d’une compatibilité entre une pratique excessivement portée sur le soi et l’impératif de se conformer aux attentes du régime stalinien.